
Il
faudra plusieurs jours pour détacher de mon visage ce sourire béat et
de mon cœur cet optimisme, le sentiment que oui, c'est possible. Pour
ça, merci Inti, merci Che Sudaka... Merci
Los Locos d'avoir organisé
cette soirée de fou!
Inti, le combo rebelle et métissé parisien est un super choix pour ouvrir la
soirée. Ils proposent depuis 8 ans dans les bars musicaux et les petites
salles de la capitale un ska-rock épicé et cuivré influencé par
l'esprit alternatif des 80's et les origines péruviennes de Pedro le
chanteur. Et quand ils ne jouent pas dans les lieux mal famés de Paname
ils s'organisent des tournées mondiales... en indé!
C'est une déferlante de bonne humeur qui ouvre cette soirée alternative, sans frontière, conviviale.

Quand
les 4
Che Sudaka déboulent sur scène, on imagine une
bande de gamins lâchés dans la cour à l'heure de la récréation. Ils
entrent en sautant, en souriant, en gueulant, ils tapent dans leurs
mains, font taper le public dans ses mains et tapent dans les mains du
public.
Ils ont laissé le bassiste et le batteur à la
maison, les Barcelonais célèbrent avec cette tournée en effectif réduit (machines, accordéon, guitares et voix) la
joie d'être ensemble. Le set commence par une série de reprises. Les
Clash, Bob Marley,... avant de faire le
panorama des titres emblématiques de Che Sudaka après 12 ans de carrière
et plus de 1111 concert (le 1111éme concert est sorti en
CD en fin
d'année dernière). Et depuis le début c'est de la même recette qu'use
Che Sudaka c'est à dire un explosif mélange de punk, reggae, rap, ragga,
rythmes urbains ou sud américains ... Parfois pour des compos très rock, super speed, qui font bondir les excités, parfois des titres plus calmes, toute une partie du concert est
acoustique, ils se font donner le rythme par le public qui tape dans ses mains, comme du temps où ils faisaient la manche dans les rue des barios de Barcelone.
"Personne n'est illégal"
Beaucoup des chansons de Che Sudaka sont engagées,
Sin Papeles notamment, la première chanson de Che Sudaka publiée
sur la compilation
La Colifata par Manu Chao, à l'époque! Mais aussi Mentira Politika, Almas Rebeldes,...
Et toujours cet enthousiasme, cette allégresse communicative.
Avec
sur scène une telle vie, dans le public c'est aussi super chaud! Une
excellente ambiance, on danse, on chante, on se tape dans le dos, on se
jette les uns contre les autres, on se jette de la scène sur les
copains... dans un super bon esprit. J'ai rarement vu ça, un pogo
fraternel, sans violence, avec des mecs, des filles, de tous les âges.
Et j'avais jamais vu, en même temps, pogo, déhanché rocksteady et
danseurs de salsa tourbillonner ensemble sur le même dancefloor.
On a tous fini sur scène, pour terminer la fête en dansant tous ensemble.
Léo et
Kachafaz, les deux chanteurs ne nous ont pas laissé redescendre de scène sans nous avoir pris tous, TOUS, chacun notre tour dans leurs bras. Quelle générosité, ils se sont donnés à fond pendant tout le concert, ils ont sauté dans tous les sens, on regardé chaque personne du premier rang dans les yeux, Léo a sauté une paire de fois dans le public pour slamer... On ne peut pas imaginer un groupe plus proche de son public.