EZ3kiel collision Hint - Alhambra - 31 mai 2009


On attendait de revoir EZ3kiel depuis leur dernière tournée. L'année dernière, ils avaient transposé sur la scène de la Cigale leur univers visuel (voir leur site internet, pochettes de disques, mais aussi le dvd interactif Naphtaline). On a donc sauté sur l'occasion de les revoir dés que les places ont été mises en vente.

Plus la date du concert se rapprochais plus j'en apprenais sur ce nouveau concert. Déjà que ça serais pas juste un autre concert de EZ3kiel, mais EZ3kiel versus… un autre groupe. Comme ils avaient déjà fait EZ3kiel Vs DAAU sur une tournée qui avais donnée lieu à la sortie du DVD live Versus Tour. On a appris que cet autre groupe s'appel Hint. En cherchant biens dans les tréfonds les plus obscures de l'internet (wikipedia, toujours bien informé), nous avons appris que Hint est un duos de rock indus qui as eu son heure de gloire underground dans les années 90, qu'il est volontiers comparé a Nine Inch Nails (rien que ça) et enfin que le guitariste œuvre désormais au sein de La Phaze (rien que ça bis). Étant donnée la couleur déjà rock-indus du dernier album de EZ3kiel, le mélange ne semble a priori pas singulier. Ceci dit j'ai pas put trouver d'album de Hint, et je n'ai appris que quelques jours avant le concert qu'un double CD intégrale sortais chez Jarring Effects, l'excellente label inépendant lyonnais qui produit EZ3kiel, mais qui as aussi produit le premier album de La Phaze. On reste en famille donc. Et parmi tout ceux que j'ai pu écouter, j'ai jamais trouvé fade un cd de l'écurie Jarring Effect.

Donc nous voici à nouveau au balcon de l'Alhambra pour ce concert duquel je ne sait pas quoi attendre mais dont j'espère beaucoup.

La première partie (Black Star United), était assez faible, du rock en anglais pas très très originale et en plus il a fallu attendre la fin des 45 minutes qui leur étaient octroyées pour qu’ils s’excitent enfin sur leurs guitares… Vous jouez du rock les gars, autant vous la jouer un peut, ça nous plairas beaucoup mieux !

Et puis enfin EZ3kiel et Hint sont arrivés sur scène. La mise en scène est grandiose, La scène est sur deux niveaux, deux batteries, machines, samplers, un xylophone sur le fond de scène qui est à plus de deux mètres de haut. Devant ça une armada d’amplis pour les guitaristes. Les deux guitaristes de Hint au milieu (basse et David à la guitare et trompette sur certain morceaux), le guitariste et le bassiste de EZ3kiel de part et d’autre. Le tout plongé dans un jeu de lumière cru, se reflétant sur un fond de scène métallique qui ressemble à de grands stores vénitiens. Ça fait très industriel comme décor. On s’en prend plein les yeux.

Ils jouent a font sur l’anti-starification. Ils ne sont pas dans la lumière, il n’y a pas de grand effet scénique, la priorité est donnée a la musique, pourtant l’ensemble est magnifique. L’ambiance est pesante, lourde, certains éclairages sont braqués sur le publique et les mecs jouent en contre-jour dedans. Pourtant le tout reste très sobre, les spots ne changent pas trente fois de couleurs chaque seconde ni rien, l’ensemble est très cru. Ça rend vraiment super bien, d’ailleurs j’ai pris quelques photos assez jolies.

Le son aussi est pesant et lourd que la scène. Et dans ce cas précis c’est un compliment. Le gros son lourd et puissant des basses ronflant en cœur avec la percussion violente des batteries et des machines pause une atmosphère industrielle, presque étouffante. Ce sentiment est renforcé par les mélodies lancinantes et très flippantes du xylophone. Et bien sur de grosses guitares ultra-saturées qui se répondent rageusement l’une l’autre. Comme j’ai moins écouté le dernier album d’EZ3kiel que les autres, je ne peux pas différencier les morceaux d’un groupe et ceux de l’autre, mais en tout cas les deux univers se rencontrent fabuleusement bien.

Parmi les morceaux de bravoures, il y a ces passages où ils ont joué les deux batteries ensembles, deux très bons percussionnistes, qui ne se sont pas quittés du regard pendant tout leur solo. D’une précision métronomique, bourrés d’énergie, soutenus par les guitares rageuses de leurs voisins du dessous, ils ont enchainés contretemps et putain de breaks bien placés avec l’efficacité de deux machines. Le sax et la trompette de David de Hint agrémentent certains morceaux de leur présence criarde, tandis que son alter-ego Thomas chante sur certains titre (enfin il hurle et s’époumone quoi…).

L’autre point d’orgue du concert ce fut l’inévitable « Versus », qui était déjà un chef d’œuvre sur l’album « Barb4ry » d’EZ3kiel, encore plus sombre que d’habitude. Non seulement parce que EZ3kiel semble définitivement tourné le dos aux syncopes du dub, mais aussi grâce a la rage et l’énergie sans concession apportés par le duo de Hint. La voix samplée, caverneuse, éraillée, glaireuse de Black Sifichi énumère lentement les fléaux de notre temps : Soah, anthrax, Ku Klux Klan, mafia, pollution, fatwa, famine, torture,… Tandis que lui répond les samples d’une voix adorable féminine qui énumère quelques concepts plus attirants pour contrebalancer la violence des premiers mots. La vache, ça fichais la chaire de poule.

Vers la fin du concert, David de Hint a rendu un hommage plein de respect et d’émotion à Manutension, à son joint et sa canette qui leurs manquent. RIP Manu. Ils lui ont dédié ce concert comme tous ceux de la tournée.

Le concert à été dense et généreux, malheureusement les rappels très courts : une minute de bruit intense et rageur, comme une violente éructation mécanique finale. C’est comme ça dans cette salle, il faut que tout le monde soit dehors à 22 heures 30. Le régisseur veille. D’ailleurs je l’ai déjà vu se prendre la tête méchamment avec le staff de Rodolphe Burger en 2008, le concert avais duré trop longtemps à son goût…

Comme ça a fini tôt, on est allé se promener un peut dans l’air frais de ce dimanche soir d’été. Et il y a deux articles de plus sur la liste de mes disques à acheter via CD1D : l’intégrale de Hint et un CD/DVD live de cette tournée dont la sortie serais prévue pour septembre 2009 d’après certaines rumeurs.

Iggy Pop - interview Fnac Saint Lazare - 25 mai 2009

Je suis arrivé à 17 heures alors que la séance de dédicace était prévue à 18 heures. Certainement pas assez tôt puisque a mon arrivée un mec de la sécurité annonce à ceux qui arrivent que nous ne sommes pas sur de pouvoir entrer.
Bon pas de panique il n'y as qu'une 20aine de personne devant moi, je vais surement pouvoir entrer!
Nous patientons une heure dans les escaliers de service de la Fnac, on discute gentiment entre fans. Les mecs de la sécurité sont super, ils nous distribuent des bouteilles d'eau (on c'est tapé 4 étages a pieds pour attendre dans l'escalier!) et ils font efficacement la police pour éviter les fraudeurs. C'est apprécié de tous je crois.

Vers 18 heure, il y a enfin du mouvement, ils nous emmènent dix par dix dans la salle ou auras lieu la dédiasse. Là pour le coup on est parqué, il y a déjà au moins 200 personnes, et apparemment certains attendent depuis 8 heure ce matin... Pour ceux-là, chapeau, vous méritez d'être devant! J'ai déjà pas mal de chance d'être là, ils n’ont pas été nombreux a entrer après moi.
Nouveau petit temps d'attente et Gilles Verlant, qui ce présente comme animateur radio à Ouï Fm, commence à animé la rencontre. Mais tout le monde regarde de l'autre coté, on guette la porte par laquelle le chanteur des Stooges doit passer... Il arrive, crépitement de flash, applaudissements... Il monte sur la toute petite estrade, moi je vois pas grand chose... Il y a vraiment beaucoup de monde! Iggy commence à entonner "I wanna be your dog" pour ses fans, nouveau déluge d'applaudissements !!!

Gilles Verlant commence à poser des questions pour une interview sur le tat. Iggy reste debout histoire qu’on le voie un peut…
Première question de Gilles Verlant : je t’ai interviewé en 77 t’en souviens-tu – réponse d’Iggy : pas du tout, évidement que je ne m’en souviens pas !
Je ne me souviens pas de tout ce qui c’est dit. Je regrette vachement de ne pas avoir pensé à prendre un enregistreur…
En cherchant bien, je me souviens quand même qu'Iggy a parlé d'un projet en cours qui impliquerais Slash et Steve Jones, mais qu'il ne pouvait pas en dire plus pour l'instant.
Gilles Verlant en a profité pour lui demandé si une reformation des Stooges avec Steve Jones (des Sex Pistols) à la place de Ron Asheton (mort le 6 janvier dernier - RIP). Iggy a été catégorique, s’il y a une nouvelle tournée avec les Stooges, James Williamson sera à la guitare.
Les questions de Gilles Verlant se sont alors orientés vers le nouvel album d'Iggy, Préliminaire, inspiré du bouquin "La possibilité d'une ile" de Michel Houellebecq. Iggy a raconté comment ils se sont rencontré sans se connaitre et que leur seul point commun c'était les chiens. Ils ont chacun un chien-chien. C’est d’ailleurs marrant de voir Iggy Pop avec son petit toutou sans les mains ! Ils ont alors bavardé tous les deux de leurs chiens et de l'affection que les chiens leur apportent. Comme deux vieilles filles remarque Gilles Verlant!
A propos de "La possibilité d'une ile", Iggy nous a appris qu'il avait lut le livre avant d'être approché par Michel Houellebecq pour un documentaire et qu'il avait vachement apprécié le lire. Qu'il se retrouve beaucoup dans le personnage principal qui a toujours l'air un peut perdu au milieu de ce monde hyper friquée de la hype.
Les fans, venus pour chercher une dédiasse, commençaient à trépigner d'impatience. Gilles Verlant a demandé s’il y avait des questions dans le public.
Une des premières questions a été pour savoir comment avoir une place pour le concert de jeudi soir à la maison de la radio. Gilles Verlant s'en sort avec une pirouette en disant de voir ça avec le manageur d’Iggy qui est dans la salle.
Une autre question pour savoir si Iggy a prévus de collaborer a nouveau avec David Bowie. Il n'y a rien de prévus de tel.
Quelqu'un parle aussi d'un bar vers Bastille qui s'appel "Iggy". Iggy Pop n'est pas au courant, Gilles Verlant propose qu'on s'y retrouve après la séance de dédicace.
Un mec du Pérou demande si Iggy a prévu de se produire à Lima!! Là on c'est bien marré. Iggy a commencé a causer en Espingouin, m'enfin il baragouine pas super bien espagnole l'iguane. Gilles Verlant en a profité pour demander a Iggy Pop son avis sur ses fan, si il en avait pas qui sont un peut trop exubérants. Iggy a raconter l'anecdote d'un mec a New York qui est méga fan. Le type à la tronche a Iggy tatouée sur le torse, il a le look, il mime l'attitude d'Iggy Pop. A force, Iggy le connais bien et le type a des places en back stages quand Iggy fait un concert. Sauf que cette foi le type à commencer a se la ramener sur scène, a mimer Iggy, a faire les mêmes mouvements que lui et tout. En plein concert, avec le vrai là juste a coté. Iggy lui a demandé d'arrêté, mais l'autre était tellement dans son tripe qu'Iggy lui a foutu une beigne dans la tronche pour qu'il s'arrête tout de suite !!
L'anecdote est marrante. Après avoir raconté ça, Gilles Verlant demande à Iggy si il s’agirait pas d'un type qui bosse dans une boutique de disques. Apparemment le fan barré d’Iggy Pop est connu jusqu'à Paris donc!!

Après cette interview express, le coup d'envoi de la dédicace a été donné. J’étais vraiment dans la fin de la queue, et comme je suis chargé de famille et que je n'ai vraiment pas que ça à faire d'attendre encore trois plombes pour un autographe, je suis parti...
Au passage j'ai acheté Préliminaire, la version collector, dans un joli coffret avec tout un livret et un 45t avec deux des titres du cd (ils auraient quand même pu y graver un inédit!!).
En sortant du magasin, il y avait tout un tat de gens qui attendaient pour entrer par l'entrée de service... Ça veut dire que tous les escaliers étaient pleins jusqu'au 4eme étage de mecs qui attendaient pour leur dédicace d'Iggy Pop!!! J'ai été super chanceux d'avoir pu assister à l'entretien!

Le vrais gros regret de la journée ça a été pour le concert de jeudi soir a la Maison de la Radio : le matin j'ai envoyé un SMS en espérant être tiré au sort. vers 14 heures, en pleine réunion au boulot, j'ai reçus un coup de fil du 0900. N'attendant pas de coup de fil, j'ai pas décroché. Depuis je vis dans le doute. Si ça se trouve c'était pour assister au concert...

King Of The Dogs Live à la Maison de la Radio

SMOD - French K-wa - 15 mai 2009

Le concert était annoncé dans Lylo, mais a part ça, il n'était annoncé nul part... J'ai rarement eu de galères avec des concerts-fantômes annoncés dans Lylo et le French K-wa m'avais eu l'air d'être un bar sérieux la dernière fois quand j'y avais vu Boogie Balagan, alors j'y suis aller sans trop m'en faire. Et puis, j'avais vraiment envie de voir SMOD en concert avant qu'ils ne fassent plus que des grandes salles.
Je suis arrivé au bar ½ heure après l'heure annoncée dans Lylo... Le bar était blindé ras-la-gueule de skateurs!!! C'était l'avant première d'une vidéo de skateboard. Renseignement pris le concert auras bien lieu, dans une heure. En attendant je m'expatrie dans un rade plus calme juste a coté et je me prend une mousse en lisant Mondomix pour patienter.
Vers 21h30 je retourne au French K-wa, direction la cave!
J'avais envie de voir SMOD tant qu'ils se produisent dans une certaine confidentialité. Hé ben, j'ai pas été déçus vendredi au French K-wa. C'était on ne peut plus confidentiel!
Quand les trois rappeur de SMOD arrivent sur scène, on est trois dans la salle! Ça vas être un concert super intime, vraiment vraiment confidentiel!
Ils ont la classe, chapeaux, pantalons proprets, vestes, et ils assurent le show malgré tout. Une de leur chansons dit "J'ai pas peur du micro / donnez-moi le tempo/ J'anime le show avec mon flow". C'est pas que des paroles. Ils ont assuré le show devant trois fans. Ils rappent tous les trois, Sam s'accompagne à la guitare sèche, Ousco et Donsky ne jouent pas d'instruments, il n'y a pas de DJ. C'est du hip-hop acoustique, ou du rap-folk! Dans cette cave bien aménagée, un verre à la main, je prenais un pied formidable à les écouter, les harmonies vocale sont super bien travaillées. J'essayais de leur envoyer le maximum de bonne énergie pour qu'ils aient envie de continuer le concert le plus longtemps possible. Mais voilà, je ne suis pas break-danseur, c'est pas facile d'envoyer à deux ou trois assez d'énergie pour qu'un groupe tienne la scène pendant une heure! C'est pas que je pense que les SMOD en soient pas capables, ce sont des pros, ils ont des dates dans des tas de salles et de festivals dans toute l'Europe, mais c'est plutôt que le concert aurais été trop "sage".
Heureusement un groupe de 10/15 étudiants est arrivé. Apparemment ils étaient là pour l'anniversaire d'une de leurs copines. Ils ont bien mis l'ambiance, et après une première demi heure vraiment intime, qui prenais bien aux tripes SMOD ont changé de registre et le concert à pris une tournure plus festive. Ils ont rejoué certains titres avec cette énergie retrouvée.
Je doit avouer que pour moi l'ombre de Manu Chao planais sur le groupe. Sam le chanteur / guitariste est le fils d'Amadou et Mariam dont Manu Chao a produit un disque, Manu parle de SMOD depuis de ans dans ses interviews, et SMOD jouent un titre qui ressemble à Politic Amagni d'Amadou et Mariam sur Dimanche à Bamako et à Politik Kills de Manu Chao sur Radiolina. Il y a aussi un titre qui faisait "... Manu Chao / Ambola". Ambola ça veut dire "ensemble". Ils nous faisaient reprendre en chœur ambola pendant toute la chanson.
Après le concert, ils sont restés pour causer un brin. Moi, sans m'en apercevoir, je m'était arsouillé à la bière. J'ai pas eu l'air brillant, j'ai confondu le mali et le Senégal en les comparant à Daara J ( un autre groupe de hip hop talentueux, sénégalais). On à parlé de leurs futurs concerts, de la sortie imminente d'un premier EP en France chez Because Music, ... et surtout je les ai remercié pour ce super concert, et je les ai remercié d'avoir assuré le concert alors qu'on étaient que trois au début!

Extrait : Dakran (live au French K-wa) par SMOD



(clic sur le bouton vert pour écouter)

Mort de Manutension

Manutension, le guitariste-machiniste du groupe Improvisators Dub (Emmanuel Picard à la ville) est mort d'une crise cardiaque le 15 mai 2009.
Ça me fait toujours un peut chier quand un artiste que j'aime bien s'en vas. C'est bizarre parce que c'était pas un intime, pas un pote ni rien, mais j'ai pas mal écouté certains de ses disques. A commencer par ce EP 5titres là, '5 original tunes from super voval & dub session' je l'avais acheté en 2002 parce que c'était un des cd les moins chers du bac 'rock français'! Et puis le dub je connaissait pas trop, juste Manu Chao qui chantais "Mano Negra dub wise style" sur Casa Babylone, ça m'intriguais ce 'Improvisators Dub'. Je me souviens m'être tâté pas mal dans le magasin avec le disque à la main, "je l'achète, je l'achète pas...".
Finalement je le ramène à la maison et là j'ai pas été déçus. J'ai été dérouté par cette musique. dérouté dans le bon sens, ça ressemblais pas à quelque chose que je connaissait, ça rentrais pas dans mes standards si on veut, mais putain ça me plaisait bien! Les voix de Dany Vibes et Jonah Dan, presque soul, enfin moi je classerais ces voix avec celles des chanteurs noirs américains des années 60-70. Ces voix et la sonorité de la batterie, comme la basse mise très en avant, ça changeais du ska/rock français que j'écoute beaucoup. Pour chaque chanson je découvrais la version dub, du coup là j'ai vraiment découvert ce qu'est le dub, j'étais là a passer de la version originale à la version dub pour les comparer...
Et puis d'imaginer les mecs improviser sur cette basse énorme ça faisait vraiment envie, on sent la liberté du producteur devant sa console jouant avec échos, réverbérations et égaliseurs...
L'autre grand souvenir que j'ai de Manutension, c'est quand je l'ai vus, avec les Improvisators Dub, au festival Music to Rock the Nation à la fac de Daufine en 2003. Manutension arrêtais pas de citer les noms de King Tubby et Jah Shaka entre les morceaux, il nous disait de partir à Londres écouter les sound system en live... J'avais jamais écouté King Tubby avant qu'il en parle pendant le concert. Merci Manu de m'avoir fait découvert le dub et King Tubby et Lee Scratch Perry et the Scientist et de m'avoir montré que l'on n'a pas fait tout le tour de la musique reggae après avoir écouté Bob Marley et Burning Spears.
Pour le plaisir des oreilles, une session radio de Manutension feat. Ben Levy est téléchargeable ici.
Respect, Manu et merci.

Mouss et Hakim - Origines Contrôlées - Clichy - 20 mars 2009

Un concert juste à coté de la maison, c'est super, pas de métro, pas de problème pour rentrer... On s'est pointé assez tôt devant la salle, histoire d'être bien placé et de faire honneur au groupe, c'est pas tout les jours qu'ils passent comme ça à la maison, ils faut leur donner envie de revenir, non? En attendant devant la salle, bonne surprise, on nous file des auto-collants pour le MAP, le Ministère des Affaires Populaires, qui sort un album bientôt. Il n'y a pas trop de monde en avance. Il faut dire qu'on se caille un brin... heureusement ils ouvrent rapidement les portes, on se trouve des places de choix au premier rang, juste au centre, devant les chanteur.
Première partie : Maya Barsony. Sur wikipedia on devine que c'est plus ou moins une nièce à Higelin et Brigitte Fontaine... Le concert était organisé par le festival Chorus du 92. Je me demande ce qui leur a pris de choisir cette première partie pour un concert des Origines Contrôlées. Maya et son boys-band se pointent, je me souviens juste de la première chanson, un espèce de truc disco sur laquelle Maya chante qu'elle porte le même prénom qu'une abeille. Elle est tellement contente de son prénom qu'elle fait un demi strip-tease (demi parce qu'elle reste en culotte et t-shirt en paillettes argentées). J'ai pas trop suivis le reste du concert. pas grand monde a applaudis après la dernière chanson pourtant elle a insisté pour revenir.
On à ensuite regardé le looooooong changement de scène : apparemment ils n'avaient pas eu le temps de faire les balances pendant l'après-midi et le micro de l'accordéon ne voulait pas fonctionner.
Finalement le groupe entre en scène. Mouss et Hakim au chant. Mouss et Hakim, de Zebda, de 100% Collègues, de Motivé-e-s. Ils nous présentent Origines Contrôlées. "On est très heureux d'être ici ce soir à Clichy pour vous présenter, ou re-présenter, ce projet Origines Contrôlées. Origines Contrôlées c'est un recueil de chansons de l'immigration algérienne. Des chansons écrites des années 40 aux années 80, par des artistes immigrés. Des artistes travailleurs immigrés souvent. La journée à l'usine, le soir au cabaret, à composer ces musiques. Ces chansons qui font de nous tous et de nous toutes des héritiers et des héritières de l'immigration dans ce pays... Et on viens de Toulouse"
Un peut plus tard pendant le concert il précisent que si ils disent à tout bout de champs qu'ils viennent de Toulouse, c'est une façon de dire à certains qui n'ont toujours pas compris qu'ils ne sont pas émigrés. Et tout le concert sera ponctué de ces interventions drôles, de messages pédagogiques subliminaux distillés parmi les présentations des chansons jouées.
Le théâtre Rutebeuf n'était pas plein, la première partie n'avais pas emballée grand monde et le changement de scène avais été très long, pourtant, au fil des chansons, ils ont réussis à mettre une super ambiance dans le public familial clichois. Bientôt l'espace entre nos siège et la scène était plein de gamins qui dansaient en battant des mains. C'était la même ambiance qui m'avait emballé au concert des motivé-e-s à la Cité de la Musique en 2002.
En tout cas leur pari annoncé en début de concert de nous faire découvrir, connaitre, aimer et reconnaitre le répertoire de l'immigration algérienne en France à été tenus. Ils nous parlent justement de leur logo, une grosse empreinte digitale en fond de scène, cette empreinte représente pour eux une empreinte culturelle, pas une empreinte génétique!
On a vraiment passé un bon moment, une grosse ambiance de fête. Les arrangements colorent les chansons tantôt de reggae (Telt-iyyam), tantôt de guinguette (Anfass) avec l'accordéon de Jean-Luc Amestoy, flamenco grâce à la guitare de Serge Lopez, tandis que Manu colore certains morceau de rock à la guitare électrique (wah, Adieu la France en final avec tout le monde qui tapais des mains et le riff de AC/DC!). Et puis le son de la mandole de Rachid, qui rappel un peut le oud, la rythmique basse/batterie assure super bien, sans jamais tombé dans une sonorité "world". Je suis souvent dérangé par la manière dont sont mixé la basse et la batterie sur les disques et pendant les concerts de musiques estampillées world, heureusement eux ne tombent pas dans ce travers.
Même si c'est la troisième foi qu'on voit le même spectacle sur scène (Cabaret sauvage en 2007, l'année dernière au festival Emmaüs de Lescar-Pau) on ne se lasse pas! Ils ont à chaque fois une énergie et une fraicheur qu'il on l'air de transmettre avec une facilité déconcertante.
Pour en connaitre plus sur le répertoire joué par Origines Contrôlées et sur les titres choisis pour leur album, téléchargez la revue ici.

Levé du Black-Out

La loi Hadopi (aka loi Olivennes, ex-patron de la fnac) viens d'être rejetée par les députés, donc je lève le black-out sur mon blog.
Cependant le vote c'est déroulé dans des conditions ubuesques. 24 péquins allaient décider de faire des internautes français des délinquants, de chambouler le droit français et de faire une entorse sévère à la constitution quand 13 autres mequetons débaroulent pour faire basculer le vote en faveur du rejet de la loi.
Bon en l'occurrence moi ça m'arrange bien, cette loi me plais pas trop, et j'ai même suivis l'appel de la Quadrature du Net et mis mon blog en deuil... Mais toute cette histoire me laisse un goût amer : comment expliqué qu'une loi soit votée par seulement 37 députés alors qu'on en avait élu 577 la dernière foi? Ils étaient où? Déjà la foi d'avant, pour la même loi, ils s'étaient mis à 16 loulous pour voter.
Et là dans ma tête s'échafaude une réflexion bien flippante : ok, au pire la loi hadopi passe et je vais me sentir mal dedans mon corps, 3000 courriers A/R seront envoyés et j'irais plus souvent à la médiathèque... l'enjeu est pas non plus hyper important, sinon que ça touche beaucoup de monde. Mais qu'est-ce qui me dit qu'ils sont beaucoup plus de 40 quand il votent des lois qui ont plus d'enjeux... du genre une loi qui dit qu'on vas arrêter des mecs et les foutre dans des avions pour l'autre bout du monde; ou bien qu'on vas prendre l'adn d'un môme de 20 mois parce qu'il a pas prêter le jouet. Est-ce qu'il ne faudrait pas exiger la présence de tout nos représentants à chaque votes?

Vous avez lu, j'en ai pas rajouté sur les albaneleries!

L'industrie du disque est vraiment flippante. Déjà quand la technologie du rouleau de cire est sortie (c'est à dire bien avant internet et les mp3, franchement) les mecs avaient gueulé que oui, ça serait la fin des spectacles de cabaret si les gens se mettent a pouvoir écouter de la musique chez eux. Pareil avec l'apparition des postes à galène, de la FM, des cassettes audio, historiquement l'industrie de la musique et des spectacles à toujours été réticente à suivre les évolution techniques qui s'imposaient a elle. J'en rajoute encore une couche? Certains d'entre vous se souviennent peut être encore de quand on disait que la radio FM allais tuer le disque et particulièrement le 45 tours puisqu'on aurais qu'a écouter le dernier titre à la mode à la radio. C'était a la fin des années 70. en 81 libération des ondes FM puis les années 80-90 ont été marquées par une énorme production de 45 tours et de cd singles. Des visionnaires!

Pour finir ce billet sur une note positive, je vous propose de télécharger légalement trois excellents albums de trois excellent artistes qui eux ne sont pas aussi conservateur et technophobes que... que je sait pas moi au hasard... Obispo. Ce ne sont pas des démos ou quoi, mais de vrais albums avec une production professionnelle. Et si vous avez pas de PC, demandez à un pote de vous les graver.

D' de Kabal - Autopsie d'une sous-France : C'est un excellent album de rap français que je vous propose. Le deuxième album que D' (lire D prime) met en ligne. Chacun des titres de cet album est un pamphlet, rageur, naïf, philosophique, introspectif, politique, ou ironique... Le mieux c'est d'écouter attentivement les paroles de ses chansons, il est très explicite et lucide quand à sa démarche et ses prises de positions.
télécharger ici


La Troba Kung-Fú - Clavel Morenet : Si vous aimez Manu Chao il y a des chances que vous tombiez amoureux de la rumba-dub de la Troba Kung-Fú. L'ex chanteur-accordéoniste du groupe mythique de Barcelone Dusminguet reviens avec un nouveau groupe. Ils ont partagé avec leurs fan leurs morceaux tout au long de l'enregistrement de l'album. 14 titres de rumba, cumbia et autres rythmes métissés à l'énergie punk et une production digne des meilleurs dubs jamaïquains.
télécharger ici

Nine Inch Nails - The Slip : Un des groupe de rock les plus vendeurs aux US prend la liberté de distribuer ses albums sans maison de disque, sous licence libre, et même de continuer à faire du fric malgré tout. NIИ (abréviation de Nine Inch Nails) jouent un mélange de métal, électro et pop, assez savoureux. Ils ont un univers très personnel à la fois rentre dedans et subtile qui oscille entre grosses guitares, hurlements d'un coté et nappes de clavier lancinante et chuchotements de l'autre.
télécharger ici (ils vous demandent juste un e-mail valide pour y envoyer le lien de téléchargement)

Bonne écoute!

Breaking Bad

Dans la liste des séries à voir absolument, je cite Breaking Bad.

C'est le récit de la métamorphose de Walter White, professeur de chimie, qui va apprendre qu'il ne lui reste que quelques mois à vivre. Il troque sa vie trop ordinaire, limite pourrie (deux jobs dont un de larbin chez un garagiste, une femme étouffante, une tendance à se laisser marcher dessus par les gens) contre une vie de trafiquant de drogue. En effet, il s'associe à un de ses anciens élèves devenu dealer pour créer et vendre une drogue qui aura un succès fou, et ainsi subvenir aux besoins de sa famille après sa mort.

La métamorphose du personnage principal est à la fois subtile et radicale. Pire que les gens qui n'ont pas peur de mourir, il y a ceux qui savent quand ils vont mourir. Cet homme prend de l'assurance et change sa manière d'appréhender la vie, motivé - et c'est cela qui est triste- par la perspective de sa mort prochaine.

Portée par des acteurs inspirés -mention spéciale à Bryan Cranston dans le rôle principal, et qui prouve qu'il est aussi bon dans le registre comique (voir sa prestation dans le rôle du père dans Malcolm) que dramatique - Breaking Bad ne verse jamais dans le pathos et arrive même à nous faire sourire.

Rodolphe Burger - Bataclan - 5 mars 2009


9 mois après le concert de l'Alhambra, Rodolphe Burger donne un nouveau concert à Paris. Cette foi dans une salle nettement plus grande, le Bataclan, entre Répu et Bastille, vers la rue Oberkampf.

Je suis arrivé a peine 20 minutes en avance, j'ai eu un peut peur d'arriver trop tard pour être bien placé, mais finalement il n'y avais pas encore grand monde... J'ai pris le temps de tchatcher avec une nénette du stand de l'asso Les Amoureux Au Ban Public, une asso qui vient en aide aux couples mixtes (s'entend un français, un étranger) qui , sous prétexte de lutte contre les mariages blancs se font emmerdés par les services d'immigration, et dans certain cas sont séparés quand l'un des deux est "renvoyé à la frontière". Les témoignages sur le site sont bouleversants. Burger leur concocte un cd de soutiens avec entre autre Jacques Higelin, Rokia Traoré, l'excellent D' de Kabal, ... et les jolis dessins de Wosniak. Ce CD est en pré-commande ici, sortie en avril 2009.

Après avoir signé la pétition de soutiens, je me suis trouvé une place au premier rang, contre la scène. Après quelques dizaines de minutes d'attente, David Thomas et Keith Moliné (tous les deux membres de Pére Ubu) entrent en scène pour une première partie de 30 minutes placé sous le signe de l'improvisation et du destroy! David Thomas est un énorme bonhomme qui éructe ses textes d'une voix aigüe, il s'accompagne a l'accordéon diatonique sur certain morceaux. Keith Moliné joue de la guitare électrique. Déjà que Pére Ubu, c'est bien barré comme musique, mais juste voix/guitare, ça tient plus de la performance que du concert. C'est intéressant, et quand je vais voir un concert de Rodolphe Burger, c'est pour aussi être surpris. j'aime bien quand les premières parties sont des découvertes, un peut en marge de l'univers de la tête d'affiche, et pas des ersatz de ce qui vas suivre. Ça a duré 30 minutes, suffisant pour exciter la curiosité, peut être s'approcher de l'univers de l'artiste, mais pas assez pour lasser.


Pendant la première partie la salle c'était remplie et le public était chaleureux, fervent même quand Rodolphe Burger est entrer en scène, pour interpréter seul à la guitare Meow Meow, un titre de son premier album solo que j'ai rarement entendu en live. Envoutant!

Un peut plus d'un an après la sortie du dernier CD No sport , et après un an de tournée en Power trio avec Julien Perraudeau au piano et a la basse, et Alberto Malo à la batterie, le set a gagné en maturité, ils sont moins scolaires. Il y a moins de titres du dernier album, plus d'anciens morceaux du premier album du Burger. Quelques uns rechapés de Kat Onoma, pour le plus grand plaisir des spectateurs. Très peut de titres de Meteor Show... Uniquement Moonshiner en fait, et encore, cette reprise de Dylan a vachement évoluée depuis la version de l'album avec notamment des samples de voix d'un habitant de la vallée de Sainte Marie-Aux-Mines, comme dans la vidéo avec le riff de Sex and Drugs and Rock'n'Roll de Ian Dury a la fin. Rayon reprises on a eu pas mal de surprises. Love Will Tear Us Apart de Joy Division, qui devrais figurer sur l'album a venir, un "live en studio" qui s'appellera Valley Session, Days Of Pearly Spencer de David McWilliams déjà joué a l'Alhambra, sorti sur une compil pour célébrer mai 68 (et qui sera aussi sur Valley Session).


Avant les rappel, retour de David Thomas sur scène pour The Passenger d'Iggy Pop dans une version exceptionnelle ou ce mêlent la chanson d'Iggy Pop et ce qui semble bien être le motif de Wasted de Pére Ubu a l'accordéon, par contre les paroles ne sont pas du tout les mêmes, ça parle de "femmes de mars" ou je sait pas trop quoi (édit : les paroles chantée par David Thomas qui parlent de "women in mars" sont celles de Red Sky). Quel show! David Thomas parcourant la scène en hurlant tantôt dans son micro, tantôt dans l'oreille de Rodolphe, tantôt à voix nue hurlant sur le public debout au bord de la scène; Rodolphe Burger, grand échalas se démembre, il a l'air de dompter sa guitare, il gesticule et fait des moulinets. On peut assister sur cette vidéo à la première rencontre entre David Thomas et Rodolphe Burger, ils se jouent l'un l'autre leurs morceaux... La magie d'Internet. Hier j'entends ce titre en live, et aujourd'hui j'assiste a sa naissance!

Nouvelle reprise en rappel avec une reprise de la reprise de Radioactivity de Kraftwerk par Kat Onoma. Le public réserve un accueil particulièrement enthousiaste a la chanson ... Ça nous ramène plusieurs années en arrière, aux les concerts de Kat Onoma.


Outre les reprises, ils ont joué, dans le désordre, non-exhaustivement, et juste pour le plaisir de poster ces jolis clip, Elle est Pas Belle ma Chérie, ballade typiquement burgerienne, construite autour d'un texte Jack Spicer, l'auteur de Billy The Kid qui inspire Burger depuis des années ; Un Nid, sur un texte d'Olivier Cadiot; le hit de Burger, joué à chaque concerts, Cheval Mouvement, ce titre a subis des tas de transformations depuis la première version enregistrée en 1993, il a été enregistré trois fois sur disque; Ensemble, brulot politique anti-sarkosiste.

Et moi pendant tout ce temps, au premier rang, j'étais aux anges. J'ai pris au moins un million de photos. J'exagère, mais sans déconner il y en a plus de 300! Il y a un gros tris a faire, mais il y en a aussi quelque unes bien réussies!
Après le concert je suis repassé au stand des Amoureux Au Ban Public pour leur acheter des badges. Et au stand merchandising de Burger j'ai pris un DVD de Pierre Alferi. J'avais vu en 2000 les film du DVD lors d'une performance avec Burger donnée à la Fondation Cartier... Je peut pas dire si j'avais aimé ou pas, toujours est-il que j'ai gardé ce souvenir et ça me fait plaisir d'avoir le DVD. J'ai voulu leur acheter le CD Valley Session, mais il ne sortira que le 16 mars...

Dans la salle qui se vide on reconnais Rachid Taha et Olivier Cadiot qui picolent au bar, Jacques Higelin qui pique une colère et Françoise Hardy avec l'air de se demander ce qu'elle fout là... anonymes dans la foule.

Black-Out contre Hadopi : agir avant la censure de l'Internet

Devant le ridicule d'un gouvernement qui s'entête à vouloir déconnecter du Net des familles entières sans preuves valables ni procès, je répond à l'appel de la Quadrature du net et je procède au « black-out » du blog.

Le projet de loi "Création et Internet" ou "HADOPI" a été voté au Sénat le 30 octobre 2008 et sera bientôt examiné à l'Assemblée nationale. Elle a pour objet de mettre en œuvre la « riposte graduée » visant à couper l'accès aux internautes suspectés de partage d'œuvres sans autorisation.
Une autorité (l'HADOPI), instaurée par le texte, agira sur dénonciation d'acteurs privés travaillant pour les industries du divertissement (syndicats professionnels, enquêteurs privés). L'HADOPI sera chargée, en se basant sur ces preuves sans valeur, d'envoyer des courriers d'accusation menaçant les utilisateurs de sanctions. En cas de récidive, leur déconnexion d'Internet est ordonnée sans possibilité de se reconnecter pour une durée allant jusque 12 mois. Il n'est possible de contester ces accusations qu'une fois la sanction prononcée.
HADOPI - Le Net en France : black-out

HADOPI - Le Net en France : black-out

Tiwitine - Olympic Café - 26 février 2009

Je cherchais à aller voir du blues Touareg. J'avais vu Tinariwen au Bataclan en 2007. C'était alors le boum des musiques touaregs, il y avais des concerts de blues touareg toutes les semaines sur Paris. Mais là j'ai dût faire le guet pendant un moi avant de dénicher ce concert à l'Olympic Café.
L'Olympic se situe dans le quartier de la Goutte d'Or à Barbes dans le 18éme. J'y suis venu plusieurs fois, notamment pour venir voir El Gafla (la meilleur caravane sur la place de Paris). La salle de concert est au sous sol du café, c'est une véritable petite salle de concert, avec une sono correcte, un jeu de lumière adapté, 80 personnes debout. J'ai déjà vu l'Olympic plein a ras-bord, on devais être 150, pour un concert de Akosh S., mais c'était vraiment trop! On a put s'assoir au premier rang, à un mètre de la scène.
Sidi Tiwitine ne nous a pas surpris en jouant ce blues touareg qui me plais tant. Il y a dans le Sahara et au Mali un jeu de guitare particulier, un peut naïf qui me plais vachement (naïf mais pas crétin! naïf dans le sens des tableaux du Douanier Rousseau). C'est à la fois énergique comme un rock'n'roll de Chuck Berry, lancinant comme le dub de Jamaïque mais aussi terriblement mélancolique. Dans ce genre de jeu de guitare on peut citer Tinariwen, Toumast, ou bien même le jeu de Amadou du duo Amadou et Mariam, et bien sur Ali Farka Toure.
Le groupe est composé de Sidi Tiwitine a la guitare et au chant, humble et charismatique, il vient de Tombouctou et chante en tamashek; un batteur exubérant, qui surprend tout au long du concert par des changements de rythmes époustouflants; un bassiste au groove implacable; et un second guitariste avec un jeu plus occidental, en tout cas moins typiquement touareg qui donnais aux différents morceaux des airs tantôt plus funk tantôt un groove presque caraïbéen. Ils portaient tous des costumes plus ou moins touareg, en tout cas ça rendais plutôt bien sur scène. Ils ont joué deux set d'environs une heure chacun. Le chanteur a commencé le second set seul. Guitare/voix. c'était super bien comme ça, moins festif qu'avec tout le groupe, mais cette intimité allais très bien avec la chanson.
Au fur et a mesure du concert le public a commencé à se lever, à danser. Avant la fin du concert, tout le monde était debout à danser dans un élan festif qui fait chaud au cœur au milieu de l'hiver parisiens. Sur quelques chansons, le groupe à été rejoins par un flûtiste. C'était de toute beauté aussi.
On est partis quand le chanteur à laisser sa place à un guitariste et un chanteur du public pour un jam funk avec le reste du groupe. Ça ne nous a pas emballé plus que ça, et il se faisait tard, on a fichus le camp. On a passé une super bonne soirée et sans se ruiner puisque l'entrée était à 1€. On a lâché un peut plus quand même... le concert valais plus que 1€!!!