« Bonsoir mother-fuckers. Glad to be here in Paris… In the Circus. We got clowns (il désigne le bassiste), lions (il désigne le batteur). All we need now is the monkeys (ça, ça doit être nous) » ! C'est vrais que le Cabaret Sauvage resemble à un vieux cirque en bois.
Le répertoire de Popa Chubby s’étend du blues au hard rock, funk et bien sur des classiques rock comme le Hallelujah de Leonard Cohen (qu’il arrive à rendre aussi flippant d’émotion qu’un Jeff Buckley), ou les reprises de Hendrix. Le tout avec une formation de power trio : guitare-vois, basse, batterie. C’est engageant, agréable, on est super bien placé. Dés les premiers titres on est dans le bain. Avec Un Hey Joe des familles, mais surtout The Fight Is On, une tuerie qui empreinte plus au rock fusion qu’au blues avec ses paroles presque rapées, Popa Chubby nous fait crier ‘hey !’ la main levée dans le signe du cornu à la fin de chaque refrains.
Dans un style encore différent il nous à offert à mi concert une petite fugue de JS Bach, le passage qui avait été utilisé pour la BO du film le Parain de Coppola.
Chaque morceau est prétexte à une longue impro musicale, à plusieurs solos qui ravissent le public. Foxy Lady de Jimi Hendrix par exemple qui est à la fois fidèle à l’originale, mais laisse aussi la place à une jolie impro, très psychédélique. Surtout enchainée avec Burning of the Midnight Lamp.
Il nous remercie d’êtres venus et prétend que le show de ce soir est le meilleur de la tournée française. Il nous annonce son prochain concert à paris, prévus pour novembre 2011.
Un autre titre de son nouvel album : My Heros : Another Ten Years Gone en hommage à ses héros du rock’n’roll, il égraine l’âge qu’il avait quand ils sont morts. Jimi Hendrix, Stevie Ray Vaughan, John Lennon, Willie Dixon, Popa Chubby…
Ace of Spades de Motorhead est joué en final. Un final énervé, féroce qui ne laisse personne sur sa faim. Pourtant a force d’applaudissement on le fait revenir pour un titre encore. Un long « slow blues » qui n’en fini pas de finir et de reprendre de plus belle, une fois pour un riff de Smoke on the Water, une fois pour celui d’une musique de cirque. En tout il aura joué deux heures trente ! Et de la générosité tout du long

A peine sa guitare posée, alors qu’elle larsen encore, Popa s’assied au stand de merchandising à coté de la scène et signe des disques à la pèle. Généreux je vous dit! Un super concert de blues-rock dans une super salle qui à définitivement effacé l’impression mitigée qu’il nous avait laissé au Bataclan en 2008.
Pour une fois je suis assez content des photos que j'ai prises, voici un diaporama des meilleurs. Cliquez dessus pour les voir en grand.